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Cholestérol : comprendre ses taux sans paniquer

Photo du rédacteur: La tribu bio du Val de Scarpe
La tribu bio du Val de Scarpe
il y a 2 jours
10 min de lecture
Illustration du cholestérol, des œufs et d’une artère avec plaque d’athérome


Le cholestérol. Rien que le mot et on imagine déjà le médecin qui fronce les sourcils, le beurre placé sous surveillance et les œufs convoqués au tribunal. 😅

Pourtant, première chose à savoir : le cholestérol n’est pas un poison. Notre corps en a même absolument besoin.

Le problème n’est donc pas d’avoir du cholestérol, puisque nous en avons tous. La vraie question est plutôt : combien, sous quelle forme, depuis combien de temps… et avec quels autres facteurs de risque ? Alors avant de paniquer devant une prise de sang, essayons déjà de comprendre ce fameux cholestérol.


Le cholestérol, ça sert vraiment à quoi ?

À beaucoup de choses. Le cholestérol participe d’abord à la fabrication des membranes de toutes nos cellules. Imaginez nos cellules comme des millions de petites maisons : le cholestérol participe à la structure et à la souplesse de leurs murs.

Il sert également de matière première pour fabriquer certaines hormones dites stéroïdes. Pas de panique, on ne parle pas ici des produits utilisés pour avoir des bras comme Schwarzenegger 😁. Une hormone est simplement un messager chimique fabriqué par notre organisme, qui circule ensuite dans le corps pour transmettre des instructions.

À partir du cholestérol, notre organisme fabrique notamment le cortisol, impliqué entre autres dans la réponse au stress et la gestion de l’énergie ; l’aldostérone, qui participe à l’équilibre du sel, de l’eau et de la pression artérielle ; mais aussi les œstrogènes, la progestérone et la testostérone.

Le cholestérol participe également à la fabrication des acides biliaires, qui nous permettent de digérer correctement les graisses, et il intervient dans la production de vitamine D.

Bref, ce n’est vraiment pas un déchet que notre organisme essaierait désespérément d’éliminer.


Et la vitamine D dans tout ça ?

La vitamine D permet notamment à notre organisme de bien utiliser le calcium et le phosphore. Elle joue donc un rôle important dans la solidité des os et des dents, participe au fonctionnement musculaire et contribue aussi au fonctionnement normal du système immunitaire.

Notre peau peut fabriquer de la vitamine D lorsqu’elle est exposée aux UVB du soleil, à partir d’un dérivé du cholestérol. Vous voyez : on était parti pour accuser le cholestérol de tous les maux, et cinq minutes plus tard, on découvre qu’il participe à nos cellules, nos hormones, notre digestion et la vitamine D.

Comme souvent en nutrition, la réalité est un peu plus subtile que « gentil » ou « méchant ».


Une bonne partie de notre cholestérol est fabriquée… par nous-mêmes

Autre idée reçue : tout le cholestérol ne vient pas de ce que nous mangeons. Loin de là. Notre organisme, et principalement notre foie, en fabrique naturellement parce qu’il en a besoin.

Et nous ne sommes pas tous égaux devant cette fabrication. Certaines personnes ont naturellement tendance à avoir davantage de LDL que d’autres. Vous pouvez donc manger relativement correctement et avoir malgré tout un cholestérol élevé.

À l’inverse, votre voisin peut avoir des analyses magnifiques alors que vous l’avez vu mettre une quantité franchement suspecte de beurre sur ses tartines. 😁

La génétique compte donc aussi. Il existe même une maladie héréditaire appelée hypercholestérolémie familiale, dans laquelle le LDL peut être très élevé dès le plus jeune âge.

L’alimentation joue bien sûr un rôle, mais la génétique, l’âge, l’activité physique, certaines maladies, le poids et notre métabolisme comptent également. Un taux élevé de cholestérol ne signifie donc pas automatiquement : « vous mangez mal ».


LDL, HDL : pourquoi parle-t-on de “bon” et de “mauvais” cholestérol ?

Le cholestérol étant une matière grasse, il ne peut pas simplement se balader tout seul dans notre sang. Notre organisme utilise donc des sortes de véhicules de transport, appelés lipoprotéines.

Le LDL transporte notamment du cholestérol vers les différentes cellules de notre organisme. Le problème apparaît lorsqu’il en circule trop, pendant trop longtemps. Une partie peut alors participer progressivement à la formation de dépôts dans la paroi des artères.

Le HDL, lui, participe notamment au transport du cholestérol dans l’autre sens, vers le foie, où il pourra être recyclé ou éliminé. C’est pour simplifier qu’on parle souvent de « mauvais cholestérol » pour le LDL et de « bon cholestérol » pour le HDL.

Mais ces surnoms sont un peu caricaturaux. Le LDL n’est pas une substance toxique. C’est surtout son excès prolongé qui pose problème.


Le risque avec le cholestérol , c’est quoi exactement ?

Imaginez une artère comme un tuyau souple dans lequel le sang doit circuler librement. Avec le temps, différents phénomènes peuvent favoriser la formation de dépôts dans la paroi de certaines artères. Ces dépôts constituent progressivement ce qu’on appelle des plaques d’athérome.

Le LDL joue un rôle important dans ce processus. Petit à petit, la plaque peut grossir, l’artère devient moins souple et son passage intérieur peut se rétrécir. C’est ce phénomène que l’on appelle l’athérosclérose.

Le vrai danger arrive notamment lorsqu’une plaque se fragilise ou se rompt. Un caillot peut alors se former brutalement. Si cela bloque une artère qui alimente le cœur, cela peut provoquer un infarctus. Si cela bloque une artère qui alimente le cerveau, cela peut provoquer un AVC.

Voilà pourquoi les médecins s’intéressent autant au LDL. Pas parce qu’un chiffre rouge sur votre feuille leur gâche leur journée, mais parce qu’une exposition importante au LDL pendant de nombreuses années participe au risque cardiovasculaire.


Peut-on avoir un problème cardiaque sans avoir de cholestérol élevé ?

Oui, bien sûr. Et c’est justement pour cela qu’il faut arrêter de résumer la santé cardiovasculaire au seul cholestérol.

Le cholestérol est un facteur de risque parmi plusieurs autres. Le tabac, l’hypertension, le diabète, l’âge, les antécédents familiaux, le surpoids abdominal, la sédentarité, certaines maladies cardiaques ou encore certains troubles du rythme peuvent aussi jouer un rôle.

On peut donc avoir un cholestérol apparemment correct et malgré tout présenter un risque cardiovasculaire. Et inversement, deux personnes ayant exactement le même LDL peuvent avoir un niveau de risque très différent.

Un bon cholestérol ne donne donc pas l’immunité contre l’infarctus. Et un LDL légèrement supérieur à une valeur de référence ne signifie pas non plus que l’infarctus vous attend mardi à 14 h 30.

On regarde l’ensemble.


À partir de combien faut-il vraiment surveiller ?

Chez une personne sans facteur de risque cardiovasculaire particulier, on retrouve encore généralement comme repères un cholestérol total inférieur à environ 2 g/L, un LDL inférieur à environ 1,6 g/L, un HDL supérieur à environ 0,4 g/L et des triglycérides inférieurs à environ 1,5 g/L.

Mais ces chiffres ne sont pas des frontières magiques entre « tout va bien » et « catastrophe imminente ».

L’objectif dépend du risque cardiovasculaire global. Une personne jeune, non-fumeuse, avec une tension normale, sans diabète et sans antécédent cardiovasculaire n’a pas le même profil qu’une personne ayant déjà fait un infarctus.

Chez cette dernière, l’objectif de LDL sera beaucoup plus bas.

C’est aussi pour cela que les fameuses « normes » donnent parfois l’impression de changer. On mélange souvent trois notions différentes : la valeur de référence du laboratoire, le seuil à partir duquel on surveille davantage et l’objectif médical choisi pour une personne précise.

Les recommandations évoluent avec les études, et les pays n’utilisent pas toujours exactement les mêmes outils pour évaluer le risque cardiovasculaire. Ce qui compte donc vraiment, ce n’est pas uniquement le chiffre, mais ce qu’il signifie pour vous.


Et les œufs alors ?

Faisons simple : oui, un œuf contient du cholestérol. Mais manger un œuf ne signifie pas que tout ce cholestérol arrive directement dans vos artères.

Notre organisme adapte en partie sa propre fabrication de cholestérol à ce que nous mangeons. Aujourd’hui, chez la plupart des personnes en bonne santé, il n’y a pas de raison de supprimer les œufs uniquement parce qu’ils contiennent du cholestérol.

Un œuf apporte aussi des protéines de bonne qualité et de nombreux nutriments. Ce qui compte davantage, c’est l’alimentation dans son ensemble, notamment la quantité de graisses saturées consommées régulièrement.

Donc l’œuf à la coque du dimanche matin peut dormir tranquille.

En revanche, si votre petit-déjeuner quotidien ressemble à œufs, bacon, beurre, viennoiseries et canapé toute la journée… disons que l’œuf n’est probablement pas le seul suspect. 😁


Qu’est-ce qu’on peut faire concrètement ?

La base reste l’hygiène de vie. Et non, cela ne signifie pas manger trois feuilles de salade en pleurant devant votre frigo.

On peut surtout augmenter les légumes, les légumineuses, les fruits, les céréales complètes, les fruits à coque et les graines. On peut aussi privilégier les huiles riches en acides gras insaturés comme l’huile d’olive ou de colza, augmenter les fibres et limiter les excès réguliers de graisses saturées.

Et surtout, bouger régulièrement.

Chez certaines personnes présentant un risque cardiovasculaire faible ou modéré, le médecin peut décider de commencer par ces modifications du mode de vie puis de contrôler à nouveau le bilan avant d’envisager éventuellement un médicament.

Chez d’autres, le niveau de risque justifie un traitement plus rapidement.

Encore une fois : même chiffre ne signifie pas même personne.


Les statines, concrètement, qu’est-ce que ça fait ?

Les statines sont des médicaments destinés principalement à diminuer le LDL.

Notre foie fabrique naturellement du cholestérol grâce à plusieurs réactions chimiques. Une enzyme appelée HMG-CoA réductase joue un rôle important dans cette fabrication. Les statines freinent cette enzyme.

Le foie produit alors moins de cholestérol et, comme il en a toujours besoin pour fonctionner, il récupère davantage de LDL présent dans le sang. Résultat : le taux de LDL diminue.

Chez les personnes dont le risque cardiovasculaire est suffisamment élevé, les statines ont surtout pour objectif de diminuer le risque d’événements cardiovasculaires sur le long terme.

Comme tous les médicaments, elles peuvent aussi provoquer des effets indésirables chez certaines personnes. La question n’est donc pas « statines : bien ou mal ? », mais plutôt « quel est mon risque et quel bénéfice puis-je réellement attendre du traitement ? ».

C’est une discussion à avoir avec son médecin.


Et la fameuse levure de riz rouge ?

La levure de riz rouge a longtemps été très utilisée dans les compléments alimentaires destinés aux personnes qui surveillent leur cholestérol.

Et son image était rassurante : « c’est naturel, c’est juste du riz ».

Sauf que ce n’est pas si simple.

La levure de riz rouge est obtenue en faisant fermenter du riz avec un champignon microscopique du genre Monascus. Cette fermentation produit différentes substances appelées monacolines, dont la fameuse monacoline K.

Et là, petite surprise : la monacoline K correspond chimiquement à la lovastatine, utilisée comme médicament hypocholestérolémiant dans certains pays.

Elle agit donc sur le même mécanisme général que les statines, en freinant notamment une enzyme utilisée par le foie pour fabriquer du cholestérol.

Voilà pourquoi elle pouvait avoir un effet sur le LDL. Mais voilà aussi pourquoi elle peut provoquer des effets indésirables similaires à ceux des statines, notamment musculaires ou hépatiques.

Naturel ne veut donc jamais dire sans effet.

Depuis 2022, l’Union européenne impose que les compléments alimentaires apportent moins de 3 mg de monacolines par portion journalière et comportent plusieurs avertissements. Puis, en 2024, l’ancienne allégation santé concernant la monacoline K a été supprimée.

Le sujet continue d’être surveillé au niveau européen.

C’est donc une approche très différente de celle des phytostérols.


Les phytostérols, comment ça marche ?

Les phytostérols sont des molécules naturellement présentes dans les végétaux, notamment les graines, les fruits à coque, les céréales et certaines huiles végétales.

Leur structure ressemble beaucoup à celle du cholestérol.

Lorsqu’ils arrivent ensemble dans notre intestin, ils entrent en quelque sorte en concurrence. Une partie du cholestérol est alors moins bien absorbée et est ensuite éliminée.

On n’agit donc pas comme une statine sur la fabrication du cholestérol par le foie. On agit plutôt au niveau de son absorption intestinale.


Et Liporyz® dans tout ça ?

C’est justement cette approche qui nous intéresse avec Liporyz® de LT Labo, que nous proposons au magasin.

Sa grande différence avec les compléments à base de levure de riz rouge est simple : Liporyz ne contient ni levure de riz rouge ni monacoline K.

La dose quotidienne recommandée, soit trois capsules, apporte notamment 1 420 mg d’huile de son de riz, 510 mg de phytostérols, de la vitamine E naturelle, du zinc et du chrome.

L’huile de son de riz est obtenue à partir de l’enveloppe extérieure du grain. Cette partie du riz contient naturellement différents composés végétaux, dont des stérols.

Les phytostérols constituent donc le cœur intéressant de la formule lorsqu’on surveille sa cholestérolémie. Ils viennent compléter ceux naturellement présents dans l’alimentation.

Pour bénéficier de l’allégation européenne selon laquelle les stérols végétaux contribuent au maintien d’une cholestérolémie normale, la consommation quotidienne totale doit atteindre au moins 800 mg de stérols végétaux ou stanols végétaux. Liporyz en apporte 510 mg par jour : il est donc pensé pour s’intégrer dans une alimentation qui apporte également naturellement des phytostérols.

La formule contient aussi de la vitamine E et du zinc, qui contribuent à protéger les cellules contre le stress oxydatif, ainsi que du chrome, qui contribue au métabolisme normal des macronutriments et au maintien d’une glycémie normale.

Mais soyons très clairs : Liporyz n’est pas une statine naturelle et n’a pas vocation à remplacer un médicament prescrit.

Son intérêt se situe plutôt dans une démarche globale : alimentation adaptée, activité physique, amélioration du mode de vie et, éventuellement, utilisation d’un complément alimentaire approprié.

Chez certaines personnes à risque cardiovasculaire faible ou modéré, le médecin peut parfois laisser une période pour améliorer l’hygiène de vie avant de décider si un médicament est réellement nécessaire. Si les résultats s’améliorent suffisamment, il peut alors considérer qu’un traitement médicamenteux n’est pas nécessaire à ce moment-là.

Mais on ne peut pas dire que Liporyz « évite les statines ». Ce serait attribuer au complément un résultat qui dépend en réalité de l’ensemble du mode de vie, du niveau de risque, de la génétique et du suivi médical.

Et si vous prenez déjà un traitement hypocholestérolémiant, son utilisation doit être discutée avec votre médecin ou votre pharmacien.


Alors finalement, faut-il avoir peur du cholestérol ?

Non.

Mais il faut le comprendre.

Notre corps en fabrique parce qu’il en a besoin. Il participe à nos cellules, à certaines hormones, à la digestion des graisses et à la fabrication de vitamine D. La génétique joue également un rôle important dans nos taux.

Mais lorsque le LDL reste trop élevé pendant longtemps, il participe au développement de l’athérosclérose et augmente le risque cardiovasculaire.

Et inversement, ne pas avoir de cholestérol élevé ne signifie pas que l’on ne peut pas avoir de problème cardiovasculaire.

Le cholestérol n’est donc ni le grand méchant absolu, ni un chiffre dont on se fiche complètement.

C’est simplement une pièce du puzzle.

Alors si votre prochaine prise de sang affiche une petite étoile à côté du cholestérol, inutile de rédiger votre testament en sortant du laboratoire. 😅

Regardez vos chiffres, demandez à votre médecin de vous expliquer votre risque global, voyez ce que vous pouvez réellement améliorer dans votre alimentation et votre mode de vie, puis prenez les décisions adaptées à votre situation.

Parce qu’au final, une prise de sang n’est pas un bulletin scolaire.

Le but n’est pas d’avoir 20/20.

Le but est de comprendre ce que vos chiffres veulent réellement dire pour vous.


Bref, le cholestérol n’est pas un serial killer. Surveillez-le, comprenez-le… et arrêtez de regarder votre omelette comme si elle préparait un AVC. 😅

 
 
 

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