Végétarien, végan… et si on arrêtait (vraiment) de se prendre la tête ?
- La tribu bio du Val de Scarpe

- il y a 6 jours
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Il y a des sujets qui transforment instantanément un repas tranquille en débat de société.
La politique. Le football. Et, depuis quelques années… ce qu’il y a dans l’assiette.
Il suffit de dire « je suis végétarien » ou « je mange végan » pour voir apparaître, comme par magie, des experts en nutrition, en agriculture mondiale et en biologie humaine. Souvent les mêmes personnes qui, cinq minutes plus tôt, hésitaient encore entre riz ou pâtes.
Alors posons les choses calmement. Sans jugement. Sans morale. Et avec un peu d’humour, parce que ça aide toujours à digérer.
Végétarien et végan : de quoi parle-t-on, au juste ?
Être végétarien, c’est choisir de ne pas manger de viande ni de poisson, tout en continuant à consommer des œufs, des produits laitiers ou du miel. Être végan, c’est aller plus loin et ne consommer aucun produit d’origine animale.
Voilà. C’est tout.
Pas de serment à prêter. Pas de carte officielle. Pas de niveau “or”, “argent” ou “platine”.
Et surtout, contrairement à une idée très répandue, ce ne sont pas des cases figées à vie.
Information capitale : il n’existe aucune règle stricte
Vraiment aucune.
On a toujours le droit de manger de tout. Être végétarien ou végan, ce n’est pas “je n’ai pas le droit”, c’est “je choisis de ne pas”. La nuance est énorme.
Il n’y a pas d’organisation secrète qui surveille ce que vous mangez. Personne ne va surgir derrière votre chaise si vous mangez un morceau de fromage chez des amis. Il n’y a pas de retrait de points, ni de tribunal du tofu.
Et surtout, ce choix peut évoluer. On peut être végétarien aujourd’hui, flexitarien demain, curieux du végan après-demain, puis revenir à autre chose. Le fameux curseur, chacun le place où il veut, quand il veut, et peut le bouger autant qu’il en a envie.
Non, ce n’est pas qu’une histoire d’animaux
Oui, pour certaines personnes, le respect de l’animal est central. Et c’est une raison parfaitement valable. Mais réduire le sujet à ça serait passer à côté de beaucoup d’autres réalités.
Il y a par exemple, le côté humain. Aujourd’hui, une immense partie des céréales produites dans le monde sert à nourrir le bétail destiné à la viande. Des cultures gourmandes en terres et en eau, parfois situées dans des régions où des populations manquent de nourriture et d’accès à l’eau potable. Pour certains, réduire ou arrêter la viande est aussi une manière de questionner l’utilisation des ressources, le partage et une certaine logique globale du système alimentaire.
Il y a aussi la façon de produire. Beaucoup de personnes n’ont pas de problème avec l’idée de manger de la viande, mais sont profondément mal à l’aise avec l’élevage intensif et l’abattage industriel. La cadence, les conditions de vie des animaux, la déconnexion totale entre l’animal vivant et ce qu’il y a dans l’assiette posent question. Là encore, chacun répond à sa manière : arrêt total, réduction, changement de filière, ou réflexion progressive.
Aucune de ces approches n’est “la bonne” universelle. Ce sont juste des chemins différents.
Et la santé dans tout ça ? Parce que le corps a aussi son avis
Pour beaucoup, le déclic est très concret : ils se sentent mieux.
Moins de viande signifie souvent une alimentation plus riche en légumes, légumineuses, céréales complètes et fibres. Résultat : une digestion plus légère, moins de lourdeurs après les repas, parfois moins de ballonnements et une énergie plus stable dans la journée. Sur le plan nutritionnel, une alimentation plus végétale est généralement moins riche en graisses saturées et en cholestérol alimentaire, et plus riche en antioxydants, vitamines et minéraux, ce qui peut être bénéfique pour la santé cardiovasculaire.
Certaines personnes parlent aussi d’un terrain inflammatoire plus calme, d’un organisme moins “acidifié” et d’une meilleure récupération. Ce n’est pas une baguette magique, ni une vérité valable pour tout le monde, mais ce sont des ressentis largement partagés.
Mais soyons clairs : végétarien ou végan ne veut pas dire automatiquement sain. Une alimentation végétale mal pensée, ultra-transformée, pauvre en variété ou déséquilibrée peut poser problème. Les protéines doivent être suffisantes et variées, le fer végétal doit être bien absorbé, les oméga-3 surveillés, et la vitamine B12 est indispensable chez les véganes. Le bon sens reste la base, quelle que soit l’étiquette.
Pas besoin d’être extrémiste (ni pénible)
On peut aimer le végétal sans détester ceux qui mangent de la viande. On peut réduire sans supprimer. On peut changer d’avis. On peut même avoir des phases.
Manger n’est pas un concours de pureté morale.
Et surtout, personne n’a à imposer ses idées aux autres. Expliquer pourquoi on fait un choix, oui. Faire la leçon, beaucoup moins.
Autour de la table, on fait comment ? Très simplement
On peut parfaitement se retrouver entre amis avec, dans une assiette, une côte de bœuf saignante, et dans l’autre, du tofu. Et passer une excellente soirée quand même.
Parce que le principal, ce n’est pas ce qu’il y a dans l’assiette. C’est d’être ensemble.
On peut expliquer pourquoi on préfère ne pas manger de viande, ou pourquoi on en mange encore. Sans convaincre. Sans forcer. Juste partager. Parfois, ça ne change rien. Parfois, ça fait réfléchir. Parfois, ça plante une petite graine. Et un jour, peut-être, cette graine germera d’elle-même. Pas parce qu’on aura insisté, mais parce que la personne aura réfléchi et fait son propre choix.
Au final, chacun fait comme il veut (et c’est très bien comme ça)
Tout ça ressemble beaucoup à d’autres choix du quotidien. Le sucré ou le salé. Le chocolat noir ou le chocolat au lait. Le café serré ou le thé léger. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse universelle.
Il y a juste des choix personnels, faits en conscience, en accord avec ses valeurs, son corps, ses idées et son mode de vie.
Sans prise de tête. Sans culpabilité. Sans extrémisme.
Avec plaisir, curiosité… et un peu de bon sens.
Parce que manger, au fond, devrait toujours rester quelque chose de simple, d’humain… et de joyeux 🌱
Et maintenant, on vous laisse retourner à vos assiettes, vos envies et vos réflexions… on se retrouve très vite pour un nouveau sujet, autour d’un bon repas, évidemment 😉🌱
À bientôt la Tribu.




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